J’ai décidé de changer le titre et l’adresse de mon blogue. Les raisons ? Premièrement, je ne suis plus en Australie … Donc il ne s’agit plus d’un blogue de voyage !
Non, maintenant, il s’agit bien d’un blogue de réflexion, de pensées, de … perte de temps ?
Non je n’irais pas jusque là... ! Mais peu importe, il s’agit d’un passe-temps pour moi, tout simplement.
J’aime écrire... Si certains aiment me lire, tant mieux !
La petite Duval et ses dédales... Où suis-je suis allée pêcher cela ?
Franchement, je ne sais pas trop. Peut-être parce qu’en partie, depuis le début de la semaine, je me sens comme «une vraie Duval».
Ma grand-maman, qui est décédée mardi dernier, était une Duval (en se mariant à mon grand-papa, qui lui, est décédé lorsque que j’avais 6 ans).
Ceux qui vivent à Thetford savent que des Duval, il n’y en a pas à la tonne.
Alors, mis à part mon frère et mes parents, ma grand-maman était le dernier membre de ma famille proche.
Le reste de ma famille paternelle n’habite pas à Thetford.
Je dois avouer, qu’en tant que la plus jeune de la famille, je ne me suis jamais sentie inclue «dans» les cousins et les cousines. La petite dernière était trop jeune, il y a quelques années, pour prendre part aux conversations.
Il est vrai, par contre, que j’aimerais bien maintenant me rapprocher de mes tantes, de ma cousine et de mes cousins. Je crois que certaines affinités pourraient se créer. Mais bon, la distance joue son rôle !
Mon frère n’a pas eu l’habitude de se faire appeler par son prénom lorsqu’il était jeune et encore maintenant. Duval par ci, le grand Duval par là … tellement que j’en suis devenue la «mini Duval» ou la «petite Duval».
Voilà le premier élément clé de mon titre : La petite Duval.
Et les dédales?
Je me perds dans mes pensées.
Certains ont le syndrome de la page blanche lorsqu’ils se mettent à l’écriture.
Pour ma part, écrire libère mon esprit. Je transcris tout ce qui se passe par la tête. Ensuite, j’y fais un tri. J’annule les passages anodins et inutiles. Il en reste, c’est certain, mais bon, vous en prenez et en laissez non ?
Voilà où arrive la raison du choix de titre. J’ai l’impression que mon esprit est formé de couloirs d’idées, de labyrinthe de mots, de jeux de compositions… un peu comme des dédales d’idées.
Des dédales, pourquoi je dis cela ?
Si l’on remonte un peu dans l’histoire, il est intéressant de comprendre que le mot dédale renvoie immédiatement à la mythologie grecque. Dédale fut d’abord un ingénieur qui inventa le labyrinthe de Crète, où Thésée affronta le Minotaure.
Bon ok … c’est rendu loin pas mal. Mais maintenant, l’expression dédale renvoie à la notion de réflexion, de fonctionnement plus ou moins organisé, d’un ensemble compliqué d'éléments dans lesquels on risque de se perdre … «Les yeux fermés, il l'écoutait, il la suivait, la tenant par la main, dans le dédale de sa propre pensée (Rolland, 1912, p. 1524)».
Bon voilà .., la petite Duval, c’est tout à fait moi. Dans mes dédales … dans mes millions de pensées ici et là, dans ma cervelle. Si quelqu’un s’y retrouvait, il s’y perdrait. J’essaie ainsi de mettre ses pensées en mots.
Ainsi est né : La petite Duval et ses dédales.



