Saturday, June 11, 2011

Pourquoi la Petite Duval et ses dédales?


J’ai décidé de changer le titre et l’adresse de mon blogue.  Les raisons ? Premièrement,  je ne suis plus en Australie … Donc il ne s’agit plus d’un blogue de voyage !

Non, maintenant, il s’agit bien d’un blogue de réflexion, de pensées, de … perte de temps ? 
Non je n’irais pas jusque là... ! Mais peu importe, il s’agit d’un passe-temps pour moi, tout simplement. 
J’aime écrire... Si certains aiment me lire, tant mieux !
La petite Duval et ses dédales... Où suis-je suis allée pêcher cela ?
Franchement, je ne sais pas trop. Peut-être parce qu’en partie, depuis le début de la semaine, je me sens comme «une vraie Duval».
Ma grand-maman, qui est décédée mardi dernier, était une Duval (en se mariant à mon grand-papa, qui lui, est décédé lorsque que j’avais 6 ans). 
Ceux qui vivent à Thetford savent que des Duval, il n’y en a pas à la tonne.
Alors, mis à part mon frère et mes parents, ma grand-maman était le dernier membre de ma famille proche.
Le reste de ma famille paternelle n’habite pas à Thetford. 
Je dois avouer, qu’en tant que la plus jeune de la famille, je ne me suis jamais sentie inclue «dans» les cousins et les cousines. La petite dernière était trop jeune, il y a quelques années, pour prendre part aux conversations.
Il est vrai, par contre, que j’aimerais bien maintenant me rapprocher de mes tantes, de ma cousine et de mes cousins.  Je crois que certaines affinités pourraient se créer. Mais bon, la distance joue son rôle !
Mon frère n’a pas eu l’habitude de se faire appeler par son prénom lorsqu’il était jeune et encore maintenant. Duval par ci, le grand Duval par là … tellement que j’en suis devenue la «mini Duval» ou la «petite Duval».
Voilà le premier élément clé de mon titre : La petite Duval. 

Et les dédales? 
Je me perds dans mes pensées. 
Certains ont le syndrome de la page blanche lorsqu’ils se mettent à l’écriture. 
Pour ma part, écrire libère mon esprit. Je transcris tout ce qui se passe par la tête. Ensuite, j’y fais un tri. J’annule les passages anodins et inutiles. Il en reste, c’est certain, mais bon, vous en prenez et en laissez non ? 
Voilà où arrive la raison du choix de titre. J’ai l’impression que mon esprit est formé de couloirs d’idées, de labyrinthe de mots, de jeux de compositions… un peu comme des dédales d’idées
Des dédales, pourquoi je dis cela ?
Si l’on remonte un peu dans l’histoire, il est intéressant de comprendre que le mot dédale renvoie immédiatement à la mythologie grecque. Dédale fut d’abord un ingénieur qui inventa le labyrinthe de Crète, où Thésée affronta le Minotaure.
Bon ok … c’est rendu loin pas mal. Mais maintenant, l’expression dédale renvoie à la notion de réflexion, de fonctionnement plus ou moins organisé, d’un ensemble compliqué d'éléments dans lesquels on risque de se perdre … «Les yeux fermés, il l'écoutait, il la suivait, la tenant par la main, dans le dédale de sa propre pensée (Rolland, 1912, p. 1524)».
Bon voilà .., la petite Duval, c’est tout à fait moi. Dans mes dédales … dans mes millions de pensées ici et là, dans ma cervelle. Si quelqu’un s’y retrouvait, il s’y perdrait. J’essaie ainsi de mettre ses pensées en mots.
Ainsi est né : La petite Duval et ses dédales.



Wednesday, June 8, 2011

Je suis capable toute seule


Mon ami Ben me l’avait dit. C’est réellement passionnant écrire un blogue. Oui mais encore faut-il le faire hebdomadairement, voire quotidiennement. Sinon, l’intérêt diminue. On se dit qu’on a déjà omis plusieurs passages importants des derniers temps et on laisser aller les choses sans les agrémenter. 

La dernière fois que j’ai publié, c’était la plus grosse péripétie de mon voyage. Grosse, oui, c’est le cas de le dire. Une grosse masse de viande laissée sur le bord de la route (oui oui, je sais … certain aurait été content de garder des parties pour les manger, mais pas moi !)
Suite à cet aller dans le désert australien, nous sommes revenus à Sydney quelques jours. Ensuite, j’ai décidé de poursuivre ma visite seule, pour le peu de temps qu’il me restait.
Les billets d’avion coûtant moins chers que les billets d’autobus (où est la logique ?), j’ai décidé d’en acheter quelques-uns d’un coup en vue de «remplir» mon dernier deux semaines de voyage.
Ma recherche de maîtrise était terminée et les écoles en congé hivernal, alors … pourquoi pas ?
Mes dernières semaines se résument ainsi en : plongée sur la barrière de corail, tests de plusieurs auberges de jeunesse, 2 nuits à la belle étoile sur un catamaran, visite des îles dans les Withsundays, visite d’Adélaïde en pleine nuit et derniers jours à Byron Bay.
Un gros festival de musique avait lieu à Byron Bay … J’ai dû passer ma dernière nuit sur un banc de parc, faute d’avoir pensé de réserver une chambre avant. Ça m’apprendra !
Enfin, je peux dire que j’ai bourré ma tête de belles images avant de revenir au Québec. Justement, ma caméra m’a laissée tomber à Byron Bay. J’ai alors fait ce que mon père me répète souvent : prendre des photos avec mes yeux.
Avant de quitter l’Australie, j’ai fait un souper avec les amis rencontrés durant mon voyage. Ça fait un peu plus d’un mois que je suis revenue, et certains me manquent déjà. C’est fou comment on peut tout de même tisser des liens en quelques mois.
C’est sûr que partir seule m’a forcé à abandonner la carapace que je porte parfois sur mon dos ; celle qui me permet de m’isoler dans les jours plus maussades. Là-bas, je m’en foutais… Les personnes rencontrées m’ont ainsi connue sous mon vrai jour.
Ça fait travailler la cervelle de partir comme une grande fille. Oui, je sais, je ne suis pas partie 1 an. Mais tout de même. Je me cherchais un peu. Je me suis trouvée petit à petit. Pas totalement encore, mais j’y essaie. Je parle des beaux moments sur ce blogue, mais je ne peux pas nier qu’il y en a eu des plus difficiles. Toutefois, ceux qui ont été plus éprouvants m’ont juste permis de me renforcir. La petite Stéph ne lâche pas prise.
 Justement, c’est un peu ce qui m’amène à recommencer l’écriture aujourd’hui. 

Depuis que j’ai 3 ans, j’ai toujours dit que j’étais capable tout seule. «Laisse-moi faire, je suis capable». J’ai de la difficulté à laisser les autres m’aider, de la difficulté à juste dire : ok oui, ça va pas. J’ai l’impression de déranger les autres dans ce temps-là.
Avec les années, avec les épreuves, j’ai appris que c’est faux. On est pas capable de tout faire tout seul. La famille, les amis, les pairs … ils ne sont pas là pour rien. 
Hier après-midi, ma grand-maman a rendu l’âme.  Elle était bien inquiète que je partie toute seule en Australie. Malgré tout, elle me répétait qu’elle savait que je n’aurais pas de problème, car je me suis toujours débrouillée par moi-même. Si je veux, je peux ! Elle m’a souvent vu aller comme une petite fille qui veut grandir trop vite.
Elle m’a suivie en voyage. Elle a pris la peine de lire tous mes blogues, que ma mère lui imprimait. Je l’ai même appelée à deux reprises lors de mon voyage. Elle ne comprenait pas trop comment je faisais pour l’appeler de l’autre bout du monde … Elle me disait: «Regarde la petite fille qui s’est déjà fait des amis et qui travaille en Australie, rien ne l’arrête !» Mais elle me répétait aussi qu’elle avait hâte que je revienne. Que tout le monde arrête de s’inquiéter …
Et voilà que j’y suis. Entourée de mes proches.
Je suis contente de ne pas être partie plus longtemps.
Comme cela, j’aurai pu la revoir avant qu’elle ne s’endorme à jamais et j’aurai pu lui dire que je l’aimais dans le creux de l’oreille. Je sais qu’elle m’a entendue.
À l’hôpital, ma mère m’a rappelée que Janine lisait mes blogues. Voilà pourquoi je continue à écrire.  
Ça m’a donné le goût de poursuivre. Ceux qui veulent me lire le feront. Ça m’importe peu, car je le fais pour moi-même aussi. J’aime ça, tout simplement !
Je ne suis peut-être plus en voyage, mais je suis tout de même pleine de projets, pleine de rêves et des péripéties, il m’en arrive à tous les jours. Mes proches le savent amplement. Surtout ceux qui vivent avec moi …
Repose en paix petite grand-maman. Je sais que tu continuera à me suivre dans mes voyages et quand j’hésiterai ou que j’aurai peur, je me répèterai seulement : Je suis capable toute seule ! 

Monday, April 18, 2011

14 999 chameaux sauvages maintenant

Tout allait a merveille.

Je prenais le volant, le ciel était bleu, la nuit fut reposante, nous voyions l'Uluru tout au fond de la route ...



Et Hop! Sorti de nul part (ou plutôt des arbres sur le bord de la route...), courant a vive allure (60 km/heure selon les recherches de Cherrie...), un papa chameau !!!! Oui oui, pas le petit, pas la maman ... le PLUS GROS des chameau qui se pointe juste la, devant la caravane!

Haut sur ses pattes qui semblaient éternelles (3 mètres peut-être?), il fonçait, déterminé, droit sur nous, qui roulions environ 90 km/h (la limite fixée a 120).

Bon ok, on ne perd pas la boule. Je conduis. Je fais quoi? Aucune voiture dans la sens inverse. La caravane est haute ; si je donne un coup brusque de volant, nous risquons de chavirer sur le côté en  heurtant  papa chameau qui était trop grand et trop rapide (et trop stupide pour changer de direction).

J'ai vu des millions de kangourous, vaches et lézards écrasés ... mais pourquoi un chameau juste la? C'est quoi l'idée? J'ai pas le temps de freiner, il est a moins d'un mètre! Concentration ... je tourne légèrement pour ne pas le percuter avec l'avant de la caravane et je freine tout en douceur.

Résultat. Il a frappé le côté de la caravane et il s'est (je crois) cassé le cou avec le haut du campervan. Pour terminer, il est tombé de tout son poids sur le côté de la voiture avant de s'affaisser au sol.

Et nous? Aucun mal ...!

J'ai immobilisé la caravane sur le côté de la route, en vue de reprendre nos esprits et de décider de la suite des évènements.


Aucun signal sur nos cellulaires. On ne peut alerter personne.

Deux voitures s'arrêtent. «Êtes-vous correctes? Vous pouvez y aller ... des gens s'occupent des animaux morts sur la route. Vous ne pouvez pas faire autre chose. »

Le chameau semble bien mort.

Bon, je suis une Camel Killer. C'est maintenant mon surnom.

Miroir arraché, quelques dommages matériels,  tiroirs fracassés a l'intérieur de la caravane et vaisselle abîmée (c'est quoi l'idée de mettre de la vraie vaisselle et des coupes de vin en verre dans leur aussi?).

Nous avons téléphoné les assurances plus tard et sommes allés chez le garagiste. « Lucky girls! Check the pictures on the wall...!» Petites autos et chameau = visite a l'hôpital. Preuves à l'appui...

Il nous explique que les pattes du chameau sont tellement grandes ; les autos cassent ces dernières et le chameau tombe ensuite sur l'auto. 1000 livres de viande, ça doit écraser pas mal!

Chanceuse dans notre malchance et merci les assurances, nous repartons à l'aventure sans top de dommages.

Ainsi, Uluru, the Olgas, vue sur le coucher de soleil et le site sacré.




Pour finir, recherche d'un aéra pour un dodo en nature!

P.s. Après quelques recherches, nous avons constaté qu'on retrouvait plus de 15 000 chameaux sauvages dans le désert australien ... Il s'agit même d'une problématique. Grâce a moi, il y en a maintenant 14 999 .. ;)

Désert rime désertiquement avec rien

Lorsque Cherrie et moi sommes allées recueillir le campervan pour la suite du roadtrip, des rires se sont mis à fuser de toutes parts dans les bureau de Maui.

Imaginez : Deux petites filles dans un «wanabago familial»!



Toutes les commodités souhaitées... Toilettes, douche, cuisinière, deux lits doubles, une télévision, un frigidaire, etc...

Avant de s'évader dans le désert, nous laissâmes Elin à l'aéroport, et  je fus l'heureuse conductrice pour la  première journée de conduite.

12 heures dans le désert = rien, rien et rien!

Une station service au 150 km (il fallait mettre de l'essence à chacune), le diesel au prix modique de 2.11 $ le litre, aucune café relativement buvable, aucune épicerie, aucune source d'eau, aucune ligne téléphonique, aucune lumière en soirée, aucune civilisation humaine ... rien !!!

Des mouches juste comme il en faut, des millions d'étoile dès les 19h00, un coucher de soleil à couper le souffle, une chaleur écrasante en plein jour et une froideur glaciale en pleine nuit ... super changement!

Le premier soir, nous avons dormi dans un champ sur le bord de la route. Le second soir, nous nous sommes rendues sur le chemin de l'Uluru, près d'Erlunda.

Fin prêtes pour visiter le Parc national tant parlé dans le pays d'Oz. En effet, l'Uluru est un site sacré des aborigène et il fait partie des meilleurs sites (merveilles du monde) selon l'UNESCO. A voir !

4 avril - Adélaïde

1000 kilomètres plus tard, chacune notre tour pour la conduite et plusieurs souvenirs en tête, nous arrivons finalement a Adélaïde.

 


Voici quelques points marquants du voyage :


A) Décompte de 15 kangourous morts sur le bord de la route.

B) Nous ne savions pas qu'il fallait reculer l'heure ; le matin des 12 apostles, on a alors réalisé qu'on s'est levé à 5h00... C'est une dame qui nous l'a fait remarquer en après-midi.

C) Il y a une demie-heure de décalage horaire à Adélaïde. 30 minutes? Étrange.

D) On na bu du super de bon vin a Mt.Gambier. C'était fermé lorsque nous sommes arrivées mais la dame était super sympathique et elle nous a fait une dégustation tout de même.




Voilà! Maintenant, Elin repart à Sydney et Cherrie et moi, nous poursuivons pour 2600 km vers Alice Springs. Le désert, nous arrivons!

Melbourne to Princetown - 2 avril

Il est 18h30. On a roulé la journée entière. Tramway, bus et campervan!

Ce dernier est super. Neuf... Entièrement neuf! Sleeping bag, frigo, vaisselle, véhicule complet ... Tout est nouveau! On reconnaît une auto neuve juste à la senteur... Mmm et ça sent bon, on ne peut pas le nier!


A 10h15, nous nous retrouvions dans un stationnement de centre d'achats en vue de pratiquer nos habiletés conductrices. Imaginez : On roule en sens inverse ici et le campervan est manuel. Vous avez déjà conduit avec la "clocth" à votre gauche? Un minimum de pratique s'avérait nécessaire a notre sens ...

Enfin, 10 minutes plus tard, un café en main et un roche-papier-ciseau de complété, le hasard tomba sur Elin pour la conduite! Ainsi, de 11h00 a 18h00, elle nous amena à bon port.

Quelques arrêts en chemin, un pique-nique sur la bord de la plage (Sans le savoir, l'endroit choisi pour le pique-nique était l'endroit de prédilection pour un mariage dans la journée ... Tout de même joli sur le bord de la mer) et, finalement, un temps de pause dans un Parc National.

Lors de cette visite, nous n'avons pas été déçues. Plusieurs koalas étaient juchés dans les arbres, en train de se "droguer" de feuilles. De plus, un de ces derniers se retrouvaient directement à notre hauteur. Parfait pour un temps photo!


Enfin, nous essayions de trouver un camping en fin de journée. Le premier dont nous sommes arrêtées nous a paru ... étrange.Tous les gens du site avaient des têtes de tueurs en séries et aucun sourire en banque.

Les filles ont pris un café, question de paraître naturelles et calmes et aussitôt payés, nous sommes reparties sans nous retourner!

Finalement, nous avons trouvé un excellent site de camping, tout près des 12 apostles pour le lendemain matin!

Melbourne - 1er avril

Je prends le temps de transcrire mes textes de mon cahier. J'écris souvent mais je n'ai pas mon ordinateur alors, cela devient plus ardu pour moi.

Melbourne

Dans un parc, les rayons du soleil nous réchauffant et une brise soufflant l'air ; la température est définitivement plus froide qu'à Sydney! L'automne oui ... mais rien à comparer non plus avec les automnes que j'ai pu connaître antérieurement...


Les plans ont changé pour le voyage. Une québécoise, une américaine et une suédoise. 3 jours pour faire le Great Ocean Road. Melbourne jusqu'à Adélaide. Environ 1000 km.


À Melbourne, avant que Elin nous rejoigne, Cherrie et moi avons pris le temps de flâner et de visiter les sites que nous trouvions les plus attrayants ; le centre-ville, le Royal Botanic Garden, Luna Park, St-Phillip Port, Aclaud Street, Chapel Street, Fitzroy, etc ...

J'aime bien cette ville et tous les graffitis un peu partout dans les ruelles. Artistique et charismatique.