Une autre semaine de passée. Le temps passe sans que je ne le vois. Ainsi dit, plusieurs choses se sont déroulées lors de la semaine. Et si on y allait par journées?
Lundi
Journée de congé au restaurant. Journée morne, pas très ensoleillée, plutôt triste. Rien de très intéressant à y raconter. On ne peut pas toujours faire des trucs incroyables à tous les jours, qu'en dites-vous? Enfin, j'ai travaillé à l'écriture de mon mémoire et accompli mes tâches hebdomadaires : le fameux lavage, passer l'aspirateur, aller faire l'épicerie ...
Mardi
Stephanie, darling! .... (N'employez pas des mots doux que pour les faveurs, cela s'avère beaucoup trop perceptible, et ce, juste au ton de voix utilisé pour prononcer ces derniers).
Yes?
Tomorrow, can you be there for 7? Ok...
Thanks sweety! ....
Ainsi donc, mardi matin, j'ai réglé mon cadran à 6h15 et j'ai enfourché mon vélo à 6h40 pour me rendre au boulot. J'y suis restée jusqu'à 15h30, ce qui m'a fait une journée de 8h30 à être debout et courir pour les Coffeee Outttt!
Pour se récompenser, nous avons décidé (les collègues de travail et moi) de faire un souper le soir même. Des sushis au menu, mon colocataire parti pour 2 jours et des photos juste amplement!
Mercredi
Même horaire. Bip! à 6h15. Casque de vélo à 6h45 et boulot de 7h00 à 15h45. En soirée? Il faut bien terminer les sushis qui n'ont pas été engloutis la veille. Tâche accomplie et bière en soirée, dans un pub dénommé Beach Road, à 5 minutes de vélo. Enfin, 5 pour s'y rendre en descendant l'abrupte pente et 15 pour revenir, et ce, à pied à côté de son vélo...La fatigue se fit sentir, à minuit, je décide de retourner dans mon petit chez-moi et succomber aux pays des rêves.
Jeudi
Petit malentendu avec ma patronne. Au début de la semaine, elle m'avait demandé si je pouvais travailler tous les jours. Je lui avait promptement spécifier que je travaillais seulement pour me dépanner, mais que j'avais mes études à accomplir. (Et bien franchement, je ne suis pas venue en Australie pour y travailler 60 heures par semaine, moyenne accomplie par mes collègues). Enfin, je lui avais spécifié que vendredi matin, je devais justement me rendre à une rencontre avec la direction de l'école primaire. Elle m'avait ensuite questionnée au sujet de jeudi. Je lui avait dit oui, peut-être, reconfirme-le moi.
Ainsi, mercredi, avant de quitter, je lui demande simplement Do I work tomorrow?
Elle me répond : Je pensais que tu avais des homework ... Je t'envoie un texto si j'ai besoin. (Elle communique toujours avec ses employés de cette façon. Je crois que c'est une démarche courante par ici). Bref, je ne reçois rien dans la soirée, j'éteins mon cellulaire avant de me coucher en me disant que je vais dormir un peu plus que les nuits précédentes. Je m'endors paisiblement.
9h30 jeudi matin, j'allume mon portable et je remarque un message et 2 appels manqués. Where are you ??? C'est ce qui apparait sur mon écran. Embêtée, j'attends un moment avant de répondre (Le message avait été envoyé à 7h11), et je repense à la journée précédente. Contente d'avoir une journée de repos (où j'avais prévu de finaliser mes documents pour le lendemain), je pianote finalement une réponse sur mon clavier de cellulaire en répondant seulement : Je n'ai pas reçu de message texte me disant d'aller travailler, donc je me suis concentré sur mes études?!
Bref, je me dis qu'elle est sûrement fâchée contre moi et que tout cela me créera peut-être des contraintes avec le boulot.
Finalement, vers 14h00, j'entends mon téléphone sonné. À ce moment précis, je me retrouvai devant la piscine de Clovelly Beach (piscine à côté de la mer, qui est emplie avec l'eau de cette dernière) où je me suis rendue après une marche d'une heure sur le bord de l'océan. Je désirais relaxer et faire quelques longueurs ; l'endoit de prédilection quoi! Enfin, mon écran s'illumine et j'aperçois que l'appel vient d'Alex, le français qui travaille avec moi. Comme ça, madame ne vient pas travailler? Bon, après explications, il m'informe que Karsten est entré travailler plus tôt pour dépanner tout le monde. Au lieu de débuter à midi, il est arrivé à 9h30. (L'heure à laquelle j'ai remarqué mes appels manqués...).
Bon enfin, tout est bien qui finit bien. Peggy (la patronne) me rappelle plus tard en me lançant joyeusement Hey! Where are you??? Je m'excuse et je lui explique notre dernière conversation ; elle croyait que je lui parlais de vendredi tandis que je pensais plutôt au jeudi. Elle me dit que c'est bien correct, que ce n'est pas un drama et elle me met au courant de mon horaire pour la semaine. Samedi, dimanche et mardi, mercredi. Parfait!
Je me sentais mal pour Karsten, qui fait déjà 60 heures et plus par semaine mais bon, tout est arrangé et il aura simplement plus d'argent pour partir en Nouvelle-Zélande dans 2 semaines!
Vendredi
Mauvaise journée. Enfin, disons que je voyais tout cela sous un autre angle. J'avais mes buts en venant ici. Je les détiens encore. Je vais y parvenir, j'en suis confiante. Mais peut-être pas aussi facilement que je l'avais espéré.
6h15 ; Bip!
6h40 ; En route vers le terminal
7h20 ; le train vers Town Hall
7h40 ; Je suis perdue un peu mais je réussis à trouver le bon autobus pour Roseville
8h15 ; Je débarque à Roseville en attendant un autre autobus pour Killarney Height
8h16 ; C'est ma chance! Un 5$ traîne par terre (l'autobus me coûte 4,50$ : fameux)
8h50 ; Je suis sur Tralee Avenue, à la recherche de l'entrée principale de l'établissement scolaire.
Enfin, je trouve The Office en contournant l'école au complet et à 9h10, je me présente au secrétariat.
Présentation faite avec madame Duffy (la directrice du programme FANS French association of North Shore), cette dernière, empressée, m'amène dans la classe de Kindy. Elle m'explique qu'elle doit se rendre à une réunion, mais que je peux faire le tour de l'école et observer le déroulement dans la présente classe.
En premier lieu, je me rends bien compte que kindergarten ressemble particulièrement à la maternelle. Les apprentissages sont plus poussés (les jeunes apprennent à lire plus tôt qu'au Québec) mais ils ont tout de même cinq ans et la classe est aménagée sous forme d'ateliers. Enfin, je discute avec l'enseignante, en lui expliquant que ma recherche est orientée vers la première année et les apprentissages formels.
Elle m'apporte ainsi dans la classe de Year 1, où je peux observer les élèves un certain temps. Ces derniers sont assis à des tables. Ils sont tous concentrés à leur tâche. Les fillettes portent des robes à carreaux bleu et les garçons, des polos bleu et vert avec des shorts assorties. Je remarque assez vite les élèves français. Enfin, je note quelques trucs dans mon calepin et je retourne à l'office, question de discuter des moyens de recherche avec la direction.
Mauvaise nouvelle. J'ai pris trois mois à rédiger consciencieusement mes documents au Québec. 14 juges se sont penchés sur mon travail, fouillant assidûment afin de relever toutes les ambiguïtés possibles. Trois mois, quatre ou cinq versions plus tard. Chapeau! J'ai réussis au Québec. Or, ce n'est pas assez pour les formalités australiennes.
Un autre comité souhaite valider tous mes documents. Il m'est impossible de les distribuer pour le moment. Le pire. c'est qu'en discutant avec madame Duffy, ma directrice de recherche et moi avions convenu de laisser tous les documents en français. Il est nécessaire de prendre les mêmes documents pour la recherche effectuée au Québec et en Australie. De plus, un généreux pourcentage des élèves sont francophones, ce qui étaient facilitant pour moi.
Les documents à approuver doivent être en anglais pour le comité australien.
Vendredi, quatre pages d'annonce de projet, 14 de consentements et 10 de questionnaires plus tard, j'ai enfin terminé la traduction, qui, soit dit en passant, ai-je tenté de faire à mon meilleur.
Pour terminer, un loyal remerciement à Keith. Dame d'une soixantaine d'années, qui tranquillement assise sur un banc de parc, m'a franchement aidée à retrouver mon chemin. Elle allait acheter une chaise de travail pour son fils, qui fait présentement une maîtrise en urbanisme. Elle se rendait à la même station de train que moi. Elle m'a indiqué les deux transferts à effectuer avant d'arriver au train convoité.
Elle a reconnu mon accent. Son mari est canadien. De Toronto. Elle n'aime pas Toronto. Elle aime Québec. Elle aime aussi Vancouver et la ville de Victoria. Ah, et le «Glacier National Park».
Vous savez madame, je suis Canadienne, mais je ne connais même pas mon pays.
C'est un fait ... Je me suis dit que je devrais m'y mettre à mon retour. En commençant par le Québec et ses environs!
Au repos maintenant. Demain, samedi. Boulot! ;)
Bonne fin de semaine à tous.
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