Tout d'abord. Deux écrits dans la même journée. Incroyable n'est-ce pas?
Journée de réflexion. De repos. De lecture. De résolutions.
Hier, je travaillais. Depuis que mes amis sont partis à l'aventure, je travaille avec un nouveau français. En fait, il a déjà travaillé à ce café, mais comme je vous disais ; les gens partent et reviennent. Bref, tout en travaillant, on a souvent des discussions assez poussées, voire philosophiques lui et moi.
Il m'a fait réfléchir hier. Sur la vie en général. Sur la notion de prendre le temps. De penser à soi.
Il est vrai qu'on ne s'écoute peut-être jamais vraiment. On se dit fatigué mais on continue de travailler à tous les jours, de faire les courses à gauche et à droite, de penser à demain, à «quand j'aurai le temps», à plus tard ... Aux projets futurs, aux résolutions du genre «cet été, je me mettrai en forme» ou «en fin de semaine, je me reposerai».
Et aujourd'hui alors? Juste prendre 5 minutes. Lâcher Internet, éteindre son téléphone cellulaire et arrêter de vérifier si on a reçu un message texte. Éteindre la télévision ... Seulement «rien faire».
S'écouter, respirer un bon coup.
Je me sens zen aujourd'hui. Non, ce n'est pas vrai. Maintenant je me sens. Mais ce matin, je ne l'étais pas.
J'ai un certaine difficulté à prendre mon temps, à penser à moi, à m'écouter. À savoir ce que je veux, ce que je vaux, ce que je suis. Je pense toujours au «plus», à ce que je pourrais faire «de mieux», au prochains défis à réaliser ... Je cours sans arrêt, comme si un hamster s'essoufflait dans ma petite cervelle.
Avant, je lisais sans arrêt. Je pouvais dévorer un livre de l'épaisseur d'une brique en deux jours. J'oubliais tout autour de moi. Je ne faisais que m'empiffrer de mots et d'histoires.
Maintenant, j'ai de la difficulté. Je pense à ce que je pourrai faire ensuite, aux choses que j'ai à régler, etc.
Stress. Mauvais. Nocif.
Hier, mon collègue m'a dit que dans la vie, on retrouve des gens qui font partie de la solution et certains qui font partie du problème. Il a ensuite ajouté que moi, je faisais indéniablement partie de la solution. Citation du premier sage.
Je ne comprenais pas trop pourquoi il pensait cela. En le questionnant davantage, j'ai cru comprendre que je dégageais un certain optimiste, une aura positive. Tant mieux.
Finalement, il m'a dit qu'il ne s'inquiétait pas du tout pour ma vie future. Selon lui, il y a des gens qui sont comme cela, qui avancent et qui sont forts. C'est valorisant se faire dire tout ça. Pour une fille qui ne sait plus trop où elle en est rendue, ça remonte le moral.
Or, précédemment, je parlais de ce matin. J'ai retenté le coup avec l'école. Et hop, un petit courriel : «Bonjour, vous savez que je suis en congé aujourd'hui. Je suis libre toute la journée pour faire des interviews avec les enseignants. En espérant vos nouvelles. Cordialement.» Rien. Encore. Sans. Nouvelles. 7 mars.
Stress. Pensées négatives. Où je suis. Qu'est-ce que je fais. Pas de résultats = Pas de sujet de recherche = Pas de mémoire = Pas de maîtrise. Les idées se mêlent dans ma tête.
Alex, un des amis partis en Nouvelle-Zélande, me parle sur Internet. «Ça ne vaut peut-être pas la peine que tu viennes nous rejoindre si c'est seulement la semaine prochaine. On aura déjà fait le trois quart de l'île du Nord, tu auras manqué un bon bout du voyage ...»
J'aurais aimé aller en Nouvelle-Zélande. Mais bon. Recherche. Je dois finir cela avant. Sans cela, si je pars, je ne profiterai pas.
Tristesse.
C'est alors que je discute avec une personne chère. Un deuxième sage qui me parle.
Cette dernière me fait réaliser que 50% de mon voyage était en lien avec ma maîtrise, mais que l'autre moitié était planifié dans un but personnel. Je souhaitais voyager certes. Elle a ajouté qu'elle sait que même si ça n'avait pas fonctionné pour ma recherche, je serais possiblement partie tout de même. Elle n'a pas tort ...
Je lui ai alors déclaré que j'avais l'impression de perdre mon temps, de stagner en ce moment. Elle m'a fait réaliser que ce n'était pas le cas. Je me suis fait de bons amis, j'améliore mon anglais de jour en jour, je visite des supers endroits, et ce, même si ce n'est que Sydney pour le moment.
Positif. Le terme du jour.
Parfois, il y a des jours difficiles. Parfois, on est triste. Mais il faut voir les bons côtés, retrouver le sourire, ne pas baisser les bras. Philosophie du jour.
Troisième sage.C'est bien triste de ne pas aller en Nouvelle-Zélande quand je suis à côté. Mais un jour, je pourrai y retourner. Et accompagnée ;)
Fin de journée. Quatrième et dernier sage. Un musicien. Qui me parle avec des paroles de chansons. Qui voit mon embêtement. Qui tente de me faire rire. Et qui termine tout cela avec des paroles de Jimmy Cliff. «Don't give up, the harder they come, the harder they fall.» Finalement, il me lance : «I apply it in my life, sometimes it works, if it doesn't, it will work the day after...»
J'ai peut-être une petite tête. Mais elle est pleine. Pleine d'idées positives. Pleine de beaux projets. Pleine de belles images. Pleines de choses à vous raconter vive voix.
Je parlais de résolutions au départ. Je crois que premièrement, les résolutions doivent commencer maintenant.
On ne vit jamais assez le moment présent. On remet toujours tout à plus tard, au lendemain. Il sera peut-être trop tard demain, qui sait?
Dès maintenant, je tente de vivre chaque moment, de respirer de plus en plus, de stresser de moins en moins.
La zen attitude. Voilà ce que je vise.
Cet après-midi, je suis allée dans un parc. Le Centenial Park. Je me pensais aux Plaines d'Abraham. Une petite pensée pour vous ;)
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