Friday, January 28, 2011

He picked the french girl the wrong day

28 janvier 2011 - Clovelly

Confortablement installée sur un divan en «L», les oreilles agréablement emplies de notes de saxophone, je fixe le mur devant moi en écrivant ces mots. La salon où je prends présentement place est, selon moi, d'inspiration africaine.

Un seul des murs est peint en rouge. Ce qui m'a attiré mon regard vers celui-ci est en lien avec sa couleur flamboyante, mais aussi parce que quatre têtes de zèbres sculptées dans du métal l'ornent.
Les autres murs, quant à eux, sont simplement blanc et ils sont couverts de quelques peintures et photos, dont une des Climbers French Alps. Sur le dernier mur, qui est juste derrière moi, se trouve une énorme toile représentant un guitariste avec des couleurs intenses et des coups de pinceaux prononcés, ce qui lui donne un côté plutôt abstrait.

Je suis où? Pas à l'endroit où je pensais aller hier, lorsque j'ai écris mon dernier mot. Le présent divan sera mon lit pour les 3 prochaines nuits. Également, ce sera mon bureau, mon lieu de divertissement pour la lecture, l'écriture, etc. Enfin, les notes de saxophone proviennent de la pièce au fond du corridor. Non, j'exagère, je ne peux pas appeler cela un corridor. L'appartement n'est pas très grand. Juste assez. Le propriétaire est, vous l'aurez compris, un sacré jouer de saxophone. C'est son métier en fait.

Voilà la logique des événements. Ce même musicien est celui que j'ai rappelé hier pour l'appartement. C'était l'ami de Pierre et l'appartement est à leur ami. Donc à l'ami de l'ami de mon ami de Québec. Je suis chez un Québécois qui vit depuis 12 ans en Australie, après 8 ans en Asie, 4 en Espagne et le reste, j'en suis plus trop certaine. Mais bon, on va dire que c'est un faux québécois car il a passé la plus grande majorité de sa vie à l'extérieur du Canada.
Pour revenir à nos moutons, cet ami musicien avait du matériel à transporter à Manly, alors il est venu me chercher du même coup. Chanceuse encore une fois? Un lift, un gars qui traîne le plus lourd de  mes bagages et la vue sur la ville en auto!

En parlant d'auto, mes réflexes ne sont pas encore géniaux. Habituellement, nous regardons à gauche et ensuite à droite pour traverser la rue. Pas ici. Droite et Gauche. Enfin, je peux bien garder mes réflexes originaux, mais le risque d'accident est plus élevé. Et même chose pour le côté passager et celui du conducteur. Valises dans le coffre, je me dirige, déterminée, vers la portière à la droite de l'auto. Erreur. Le passager est à gauche. Bref, c'est difficile de changer ses habitudes!

15 minutes plus tard, nous sommes pas mal au coeur de la ville. J'ai droit à une visite guidée pour tenter de m'y retrouver un peu. Les gros buildings passés, nous nous dirigeons vers Bondi Junction, là où sera mon appartement. 3ème étage, grande fenêtre, grande chambre ensoleillée, tout meublé, garde-robe, internet wireless, laveuse, machine à café... mais disponible seulement lundi matin!

Petit malentendu en ce qui a trait à la journée entre les deux amis ; un autre gars occupe la chambre jusqu'à lundi matin (il décolle ensuite vers la Chine). Plan B = je viens faire du coachsurfing chez Paul jusqu'à lundi. C'est à Clovelly. Après Bondi Beach et Bronte Beach. Beau petit coin.

En partant de mon futur appartement, nous sommes arrêtés au café en question (pour l'emploi) mais la propriétaire n'y était pas. Nous avions faim (il était 2h30 et nous n'avions pas dîner ni l'un ni l'autre), alors nous y sommes restés pour manger. Un énorme ciabatta au poulet séparé dans deux assiettes avec une salade. Je m'en sens pratiquement mal ; j'ai un transport gratuit, il traîne mon plus gros sac, il me paie le dîner et je squatte son appartement.  Sa réponse à mon malaise : il faut bien s'aider entre québécois! 


Avant de m'asseoir sur le divan et de contempler le mur rouge, il m'a fait une tournée des aires de la place, en me disant simplement : Mi casa es tu casa. Fais comme chez toi et si tu as faim ou soif, fouille. Comme ça, je ne jouerai pas à l'hôte et je ne me sentirai pas mal s'il te manque quelque chose. Finalement, c'est bien parfait de ne pas avoir l'appartement aujourd'hui même! J'ai la chance d'avoir plein d'explications sur la place, les bons endroits pour marcher, visiter ou prendre un café!

C'est justement ce que j'ai fait plus tôt ; marcher dans le coin jusqu'à la mer. Les vagues sont gigantesques aujourd'hui. Plus tôt, en nous rendant à Clovelly et en passant à Bondi, nous pouvions sentir la force de ces dernières et remarquer le nombre d'adeptes de surf qui tentaient de déferler sur les «rouleaux» d'eau.

À Gordon Bay, je m'assois avec mes nouveaux amis les goélands qui me font des belles poses et j'écoute les vagues frapper contre les rochers. Ça sent la mer. Ça sent bon je trouve. 





En revenant à l'appartement, je vois ma plus grosse araignée depuis le début du voyage, Il y en avait deux en fait. Chacune dans leur toile. De la grosseur d'une clémentine environ (Un bol de fruits est présentement devant moi et c'est la seule chose que j'ai pu trouver comme référence...). Finalement, rendue chez mon hôte, il me lance : «Tu as déjà vu une araignée australienne? Il y en a une belle dans le bain» ... Je vais voir et elle est un peu plus grosse que celle de la rue. J'ai alors pensé à Nic qui adore ces belles petites bêtes ;) 
En revenant, je suis arrêtée dans un épicerie. Juste pour vous faire remarquer le coût de la vie, jetez un coup d'oeil au prix des céréales granola. Le dollar australien est pas mal en parité au dollar canadien ... 

Je suis seule depuis 20h00 et je pense que j'aurai pas mal l'appartement pour moi tout seule toute la fin de semaine. Il est présentement 22h30 et je suis déjà crevée. Un bon petit repos sera bénéfique avant de recommencer une journée sur le bord de la plage demain matin! 









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